COMMUNIQUÉ

Pour publication immédiate

AUGMENTATION DE 5.5 % DES TARIFS DE TRANSPORT DES MARCHANDISES

Fort Érié, ON, le 28 juillet 2000 –  Depuis un an environ, les transporteurs routiers au Canada ont profité d’un accroissement des volumes de fret qui s’est traduit par une rentabilité améliorée. Voilà de bonnes nouvelles pour une industrie affligée par de très faibles marges de profit, des baisses de volume et un surcroît de capacité depuis la déréglementation de l’industrie du camionnage vers la fin des années ’80.  Derrière ces bonnes nouvelles cependant se cachent des défis de taille.  Les transporteurs et leurs clients ne pourront éviter longtemps de les affronter, sans quoi ils risquent de mettre en danger la viabilité future de leur industrie, en rendant plus difficile aux expéditeurs et consignataires la tâche de distribuer leurs marchandises.

Le comité consultatif de la Freight Carriers Association of Canada (FCA), au moment de ses rencontres trimestrielles, suit de près les conditions économiques sur les divers marchés au Canada.  Il étudie les statistiques disponibles concernant les résultats d’exploitation et la rentabilité de l’industrie du transport de marchandises générales. Le Comité porte une attention toute particulière à tout facteur susceptible d’influencer la performance de l’industrie du transport autant que sa viabilité future.  Quoique soulagé que les transporteurs aient finalement réussi à voir des signes d’amélioration à leurs résultats financiers, le Comité reconnaît néanmoins qu’ils doivent dès maintenant aborder les défis qui les confrontent.

Après l’analyse des résultats d’une étude économique que la permanence de la FCA a exécutée à sa requête, le Comité a conclu que l’industrie retournera très bientôt aux marges de profits insuffisantes du passé et mettra sa viabilité future en danger si des solutions ne sont pas mises en place de toute urgence.  En plus des augmentations de frais d’exploitation auxquelles font face toutes les entreprises, les transporteurs doivent absolument s’acharner à trouver les fonds nécessaires au financement, entre autres, des affaires suivantes :
 


La FCA a entrepris des études approfondies et des sondages au cours des derniers mois afin de mesurer l’impact des items mentionnés sur le prix de revient.  Leurs résultats sont énumérés à la page sommaire qui suit.  Aucune de ces augmentations ne peut être mesurée par les indices de prix, même pas par l’index des coûts des transporteurs routiers de la FCA, car il s’agit d’éléments nouveaux dans les opérations des transporteurs.

La pénurie de chauffeurs est une crise réelle et immédiate; et le besoin de revenus additionnels pour permettre aux transporteurs de résoudre le problème est urgent.  Les autres items sont aussi de grande importance car les coûts qui s’y rattachent doivent être récupérés, comme le sont d’ailleurs les autres augmentations des frais d’exploitation.

Les augmentations énumérées plus haut, ajoutées à celles qui sont mesurées par l’index des coûts des transporteurs routiers de marchandises générales utilisé par la FCA pour les augmentations des coûts de main-d’œuvre et des frais généraux, font en sorte que les frais d’exploitation ont augmenté d’au moins 5.5%.  Plusieurs transporteurs ont dû subir des augmentations encore plus importantes et devront récupérer des montants plus élevés.

Le Comité consultatif recommande qu’une augmentation générale d’au moins 5,5% sur tous les tarifs de transport soit mise en vigueur dès le 5 septembre 2000.  Même si plusieurs transporteurs importants ont annoncé des augmentations plus élevées qui sont déjà en vigueur ou le deviendront dès le début d’août, les membres du Comité ont cru important d’attendre jusqu’au 5 septembre 2000 afin de pouvoir donner aux clients autant de préavis que possible.

Par ailleurs, nous passons sous silence les prix exorbitants du carburant que les transporteurs se sont vus forcés de payer depuis presque un an.  Après avoir passé à travers cinq crises occasionnées par les prix du pétrole au cours des 25 dernières années (dont 2 sont survenues au cours des 4 dernières années) les expéditeurs/consignataires et les transporteurs ont reconnu que l’importance du carburant dans les entreprises de transport routier exige que ces augmentations de prix soient récupérées immédiatement.  L’expérience du passé nous a démontré que la méthode la plus efficace pour faire face à ces périodes de prix volatils consiste à mettre en place un mécanisme de surcharges suivant les fluctuations des prix du carburant, indépendamment des autres frais d’exploitation.  Les transporteurs font couramment appel à cemécanisme de compensation, dont les expéditeurs ont reconnu la nécessité.  C’est pourquoi l’augmentation du prix du carburant n’est pas incluse ici dans le calcul de la hausse des coûts, comme d’ailleurs par les années passées.

Plusieurs usagers des services de camionnage réalisent que les tarifs stagnants ou à la baisse ne peuvent plus continuer; et même certains porte-parole des associations ou regroupements d’expéditeurs ont récemment publié des remarques ou fait des commentaires à ce sujet.  Ils admettent que les camionneurs font face à des défis de taille et ont un urgent besoin de revenus additionnels.  Il est réconfortant pour notre industrie que les expéditeurs et leurs associations aient finalement pris une position qui promet une meilleure coopération, en reconnaissant qu’on doive sans tarder s’attaquer à plusieurs problèmes pressants.  Leur compréhension aidera à faire progresser les efforts qui assureront que la capacité nécessaire de transporter leurs marchandises vers leurs marchés et leurs clients sera disponible même en haute saison.  En s’assurant que les camionneurs réussissent à réaliser des profits convenables, les usagers des services de transport auront l’assurance que les hauts niveaux de performance auxquels ils sont devenus accoutumés seront maintenus.

Il y a deux autres problèmes qui sont reliés à la pénurie de chauffeurs pour lesquels les transporteurs recherchent la coopération de leurs clients.  Ce sont  l’élimination, ou au moins la réduction, du temps d’attente excessif et; les efforts pour redorer l’image des chauffeurs professionnels, en s’assurant que leur personnel à l’expédition/réception maintienne une attitude de respect mutuel dans leurs rapports avec les chauffeurs.  Ces deux points sont souvent cités par les chauffeurs comme le catalyseur qui les a poussés à quitter l’industrie.  Or les efforts proposés ont justement pour but de pallier à la pénurie de chauffeurs.  La FCA exprime ses vues sur ces deux points, et sur d’autres aussi, dans des articles rédigés à l’intention des associations d’expéditeurs et dans des publications spécialisées.

La FCA représente plus de 90 transporteurs de marchandises générales et les conseille sur des questions aussi variées que l’économie, le prix de revient, la tarification et les finances, ainsi que sur toutes statistiques en rapport avec l’industrie.  La FCA, dont les membres font affaires dans toutes les provinces du Canada, est au service de l’industrie du camionnage depuis près de 60 ans.
 

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